LES IMPACTS DE LA CRISE SANITAIRE - EMBELLIE 2021

Mis à jour le 7 avril 2021 à 10h11

Malgré la crise sanitaire et une année 2020 compliquée, les perspectives d’embauche pour 2021 sont plutôt favorables. Il existe des domaines où cela reste compliqué, principalement dans des secteurs comme le commerce de détail, le tourisme, l’hôtellerie et les loisirs qui ne sont pas encore tout à fait prêts à prédire une réouverture complète. 

Mais dans l’ensemble, 8 employeurs sur 10 interrogés indiquent qu’ils prévoient d’embaucher en 2021. Embellie 2021 ?

Il y aura bien sûr des défis à relever. Il faut identifier des candidats qualifiés et les évaluer en entretiens, c’est une priorité pour les employeurs. Pour les salariés, le télétravail se poursuit et les inquiétudes liées au contexte sanitaire ont déclenché une tendance d’anxiété face à l’emploi, problème que les employeurs devront gérer du mieux possible.

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« Je pense vraiment que nous serons dans une meilleure position cette année, en particulier au cours du deuxième semestre 2021 »,déclare Scott Gutz, CEO de Monster. « Nous devrions nous attendre à plus d’emplois, plus de candidats ainsi qu’à un plus fort niveau d’activité en général. »

« Les candidats et les employeurs ont constaté à quel point le travail à distance pouvait être efficace », déclare Jort Wassenaar, Directeur Général de Monster Europe. « Maintenant que l’argument choc contre le télétravail (à savoir que la productivité va baisser) a été réfuté, les candidats et les salariés peuvent s’attendre à beaucoup plus de flexibilité. »

L'ÉVOLUTION DES RECHERCHES D'EMPLOI EN 2021

En 2021, les recherches ont évolué : elles se sont intensifiées (parmi les recherches, 49% ont augmenté et 40 % diminué). Les raisons de cette hausse sont une meilleure gestion de la crise par l’entreprise, le souhait de vivre ailleurs mais surtout l’envie d’un nouveau projet.

Egalement, les recherches ont diminué à cause d’un moral et d’une envie affectés, une baisse du nombre d’offres, mais surtout d’une situation qui paraît incompatible.

 

DÉSIR DE MOBILITÉ ACCRU

Egalement, il y a une volonté de mobilité qui s’est accrue.

la crise a éveillé une envie de mobilité professionnelle chez de nombreux salariés. Une personne cherchant un emploi sur deux a intensifié ses recherches d’emploi durant cette période, alors que seuls 11% les ont diminuées ou stoppées.

DES ENTREPRISES QUI CONTINUENT D'EMBAUCHER

On aurait pu imaginer que la pandémie allait marquer un coup d’arrêt dans les processus de recrutement mais 94% des professionnels RH interrogés ont embauché depuis le début de la crise, autant qu’avant pour la moitié, et même plus pour 15% d’entre eux. Seuls 31% ont baissé leur volume de recrutement depuis un 2020.

DES SALARIÉS MITIGÉS SUR LA GESTION DE LA CRISE DANS LEUR ENTREPRISE

Les avis des salariés sont partagés sur la gestion de la situation par leur entreprise. Si 61% d’entre eux jugent que la crise a bien été gérée par leur employeur d’un point de vue économique et financier, ce chiffre descend à 47% concernant la gestion managériale et à 46% pour la gestion RH.

En revanche, deux tiers des collaborateurs s’accordent sur le fait que le contexte sanitaire aura un impact durable sur l’activité économique (négatif ou positif) de leur entreprise et sur la culture d’entreprise.

PLUSIEURS ACTIONS MISES EN PLACE PAR LES RH PENDANT LA CRISE

Les équipes RH se sont particulièrement investies dans cette période troublée pour maintenir la cohésion des équipes et s’assurer du bien-être de leurs collaborateurs. 90% des RH ont mis en place des moments d’échanges réguliers entre la direction et les salariés, a minima mensuels dans un cas sur deux. 48% ont également proposé des outils pour prendre le pouls du bien-être des collaborateurs et 46% ont entrepris des actions pour favoriser les échanges entre salariés.

Autres salariés particulièrement mis à l’épreuve durant la crise : les managers. 75% des professionnels RH annoncent avoir accompagnés ces chefs d’équipe. Dans la majorité des cas, cela s’est fait par l’intermédiaire de points réguliers (82%), d’envoi de ressources et documents (57%) et via l’organisation de points réguliers pour échanger sur les bonnes pratiques avec d’autres managers (53%).

UN NOUVEAU RAPPORT DES SALARIÉS AU TRAVAIL

Pour 83% des salariés, la crise a eu un impact fort (48%) ou modéré (35%) sur leur rapport au travail. 23% se sentent un peu ou beaucoup plus impliqués, quand 46% se sentent un peu ou beaucoup moins impliqués.

Côté RH, 95% pensent que les attentes des salariés ont évolué en même temps que leur rapport au travail. Une tendance qu’ils retrouvent chez les candidats avec lesquels ils échangent :  85% des recruteurs estiment que leurs attentes ont changé, et dans 81% des cas, cela se concrétise par plus d’exigences sur les conditions du poste proposé.

TÉLÉTRAVAIL MAL-AIMÉ DES COLLABORATEURS

A l’issue de la pandémie, 85% des salariés souhaitent continuer de travailler à distance, que ce soit totalement (15%), en mixant présentiel et distanciel (53%) ou de manière ponctuelle (17%). L’enquête révèle aussi que 53% des télétravailleurs se sont trouvés un peu ou beaucoup plus productif en télétravail que sur leur lieu de travail.

Les professionnels des RH ont entendu cet appel et sont 73% à envisager d’ouvrir davantage la possibilité de télétravailler à leurs collaborateurs.

2021 : DANS LES MOIS QUI VIENNENT

Pour Nicolas MAGENTIES, Directeur régional PACA DE BPI FRANCE :  « 80 % des entreprises vont passer la crise et en sortiront grandies ».

Avant la mise en place du Prêt garanti par l’Etat (PGE), la BPI avait lancé le prêt Atout. Ce dernier est conçu pour renforcer la trésorerie des entreprises afin de leur permettre, dans un contexte conjoncturel exceptionnel, de résoudre leurs tensions de trésorerie passagères (et non structurelles), dans l’attente d’un retour à des conditions normales d’exploitation. Parmi les autres outils liés à la crise, il convient de citer le PGE Innovation pour accompagner les entreprises innovantes, le prêt Rebond avec la Région Paca qui a connu un franc succès, sans oublier le soutien de la BPI à la R&D et à l’international car tout ne s’est pas arrêté avec la Covid-19, au contraire.

Pour la BPI, l’activité internationale est dans le vert, alors même que les frontières sont restées fermées une grande partie de l’année.

Après une première phase d’incompréhension totale et de questionnements durant cette période inhabituelle, nous avons assisté à une deuxième phase durant laquelle les banques ont financé les entreprises et, une fois le déconfinement lancé, des projets ont été réactivés. 

La BPI a accompagné des projets, certains investissements – notamment en matière de digitalisation – qui ont été accélérés. 

La troisième phase sera donc celle de « la relance : si le déconfinement est bien là et durable, et si l’endettement des entreprises parvient à bien être géré », 2021 sera une année embellie.

Hellowork : Un an après : « les impacts de la crise sanitaire sur le marché de l’emploi » – Enquête réalisée auprès de 1005 actifs, et 384 Professionnels des RH utilisateurs de Hellowork.

Nouvelles Publications : « 80 % des entreprises vont passer la crise et en sortiront grandies »

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